Voici le témoignage d’une mosaïste Nathalie VOLPI.

Tali mosaïste
Nathalie VOLPI

Je la remercie d’avoir bien voulu répondre aux questions d’Elisabeth JUAREZ. Je suis persuadé que vous serez intéressés de connaître son parcourt. Ne manquez pas de me donner votre avis ! Voudriez-vous que je publie cette interview sur un fichier audio afin que vous puissiez l’écouter ?

Elisabeth JUAREZ – TALI comment est-ce que tu as découvert la mosaïque et qu’est ce qui te passionnes dans cette activité ?

Nathalie Vopli (TALI) – J’ai tout d’abord réalisé quelques travaux, avec de la vielle vaisselle mais que je cassais au marteau, un loisir je n’avais pas la technique. En 2002,  j’ai croisé sur ma route Véronique LHOMMET qui est une artiste mosaïste diplômée des beaux-arts, installée à Villeneuve les Maguelone dans l’Hérault. J’ai vu son affichette, elle donnait des cours avec la faïence  ancienne mon matériaux de prédilection voilà donc j’ai fait un premier stage de 10h où j’ai réalisé une première table qui a été réussie. Depuis cela ne m’as plus quitté, des  mosaïques un peu particulières réalisées à partir de vieille faïences chinées, cela a été la révélation pour moi !

Elisabeth – Ta pratique de la mosaïque reste-t-elle un simple loisir ou en retires tu un bénéfice financier ? Si oui depuis combien de temps ? Arrives-tu à en vivre ? Ou est-ce juste un complément de revenu ?

Nathalie – Au début ce premier stage de 10h était dans le cadre du loisir puis j’en ai fait un second sur la technique inversée et un troisième sur la technique sur filet. Oui au départ ce n’était que du loisir, j’avais un métier ce n’était pas prévu que je m’installe et puis, suite à un second congé parental et après plusieurs expositions, je me suis dit « pourquoi pas ? ».
J’ai une amie fleuriste sur Montpellier qui m’as proposée
« si tu veux je te prends tes pièces en magasin, là ce ne sera plus la clientèle des amis, je les mets en vente et l’on verra au niveau de ma clientèle si cela plait, si cela attire ».
Et cela a commencé comme cela, mon premier circuit de vente et pendant 3 ans elle m’a vendue des caches pots, des petits objets de décoration, des miroirs, sans se projeter dans l’avenir. Puis elle m’a dit
« vas-y Nathalie fonce, c’est bien fait, c’est beau, ca plait … »
C’était tout nouveau pour moi, un univers que je ne connaissais pas, après ce sont enchainés les expositions personnelles, chez des coiffeurs,  restaurants … Cela a commencé à prendre comme ça ! Fin 2005 j’ai déclaré officiellement mon activité en tant qu’artiste indépendant en micro entreprise, depuis cette date c’est devenue mon activité. Je n’ai pas repris mon ancienne profession, je suis toujours en disponibilité au niveau de la fonction publique territoriale et j’ai créé mon activité autour de ma passion artistique.
Le premier volet est la création d’une gamme d’objet de décoration, le deuxième est la partie cours,  ou j’anime des ateliers auprès d’enfants, d’adolescents, d’adultes et de seniors. Oui c’est une source de revenu, maintenant je ne fais plus du dépôt, les boutiques commandent et m’achètent directement, je démarche spontanément  au niveau local, élargie : entre Borne les mimosas et Collioure, le pourtour méditerranéen. J’ai aussi une partie chantier avec les décors d’intérieur, des travaux personnalisé à domicile chez des particuliers. Voilà l’étendu de mon activité.

Elisabeth – Tu peux dire que tu en vie ou c’est juste un revenu d’appoint ?

Nathalie – J’en vie, c’est un revenu fixe mais aléatoire. Certes tous les mois le chiffre varie mais j’arrive à l’équilibre, j’assimile cela à un mi-temps, mon deuxième mi-temps étant occupé par mon rôle de maman. Je ne travaille pas à fond 8h par jour la mosaïque, mais c’est très long très compliqué, en première partie je dois trouver la faïence ancienne qui est ma matière première et qui se raréfie  car elle ne se fabrique plus, c’est ma première passion chiner dans toute la France ensuite vient la réalisation, puis les livraisons. Tout cela prend énormément de temps. Je ne veux pas non plus que l’on me voit partout, je ne veux pas saturer, c’est un produit très particulier je fais cela à petite dose. Pour le moment cela fonctionne avec 4 ou 5 boutiques fixes qui m’achètent,  et des expos personnelles.

Elisabeth – As-tu un style particulier par rapport à d’autres mosaïstes ?

Nathalie – Mon travail c’est à partir de la faïence ancienne, mais je suis formé à tous les types de matériaux  je réponds à la demande. S’il faut travailler la pâte de verre, je travaille la pâte de verre ou les émaux. J’aime mixer les matériaux, bien sur j’ai mon style, c’est des pêle-mêle, j’adore la couleur je suis plutôt coloriste, j’aime mélanger, plus il y à cette cacophonie de couleur, au plus se dégage une harmonie. Mon travail est très lumineux, très coloré, les joints sont faits avec des pigments de couleur. Je refais vivre le passé, c’est mon but à travers ces faïences, ou les gens peuvent retrouver les motifs de ces vieilles assiettes et c’est ce qui attire les gens, je vois leur réaction c’est attractif. J’aime beaucoup le travail de Gaudi, Christian Lacroix et ses couleurs voici mes sources d’inspiration, le sud, il n’y a pas de blanc ni de noir, surtout pas ! Cela reflète un peu ma personnalité aussi  très colorée.

Elisabeth – As-tu un site internet ou nos lecteurs pourraient voir ton travail en photo ?

Nathalie – Oui à travers un site collectif d’artistes de la région de Montpellier  qui s’appelle art et culture méditerranée, il fédère un certain nombre d’artistes locaux, sculpteurs, peintres, art visuel, c’est un site collectif qui n’est pas un site de vente, mais une vitrine ou sont présentées une quinzaine de photos, mon travail, mon parcourt et où l’on peut  avoir mes coordonnées. (lien vers le site et coordonnées en fin de document)

Elisabeth – Tu seras présente sur une manifestation bientôt je crois, peux-tu nous en dire plus ?

Nathalie – Oui la prochaine approche c’est le 7 octobre 2012 c’est les puces d’art de Salasc qui est un petit village dans l’Hérault à proximité du lac du Salagou, c’est une manifestation assez atypique  mais très sympas, en extérieur il faut donc qu’il fasse beau et une cinquantaine d’artistes seront présent, ils vont brader, troquer, négocier un peu leurs fonds d’atelier, une manifestation agréable et bucolique. Nous serons à la rencontre des personnes pour présenter notre travail, mais avec le chalenge de vouloir chiner, troquer, échanger ou vendre des objets d’art à moindre prix.

Elisabeth – Tu peux me préciser les dates ?

Nathalie – Dimanche 7 octobre de 10h à 19h toute une journée, s’il fait beau c’est très agréable, il y aura une guinguette, une vente à la criée également .L’équipe d’animation est super sympas, des artistes sans prétentions qui travaillent dans la région et sont accessibles. Après pour ma part ce sera vers la fin novembre et début décembre, les weekends en participant aux marchés de noël ou salons artistiques.

Elisabeth – Autour de Montpellier alors ?

Nathalie – Oui 23/24 et 25 novembre au château de Cassan : le « Cracker Fair » organisé par un groupe d’anglais, un cadre atypique à côté de Pézenas. Le 2/3 et 4 décembre le salon artistique d’Assas  auquel je participe presque toutes les années depuis 6 ans, petit salon très sympas de qualité, avec uniquement des artistes ou artisans, pas de revendeurs ! Voilà j’aime bien être en contact, à proximité des clients et visiteurs.

Elisabeth – Quels conseils donnerais-tu à ceux qui souhaitent se lancer en mosaïque ?

Nathalie – Etre fidèle à eux même, rester intègres et avoir un style qui se démarque pour pouvoir peut-être perdurer, pour ma part je n’ai pas eu un modèle ni un parcourt typique, calculé, donc je dirais de le faire au fur et à mesure des rencontres, de ce qui se présente, bref rester fidèle à sois même, à son style. Se démarquer et ne pas faire comme les autres, ne pas  copier ce qui se fait déjà. Aller de l’avant avancer tout en se préservant, c’est un long travail une démarche personnelle, ne pas baisser les bras, bien se former, y croire et garder ses convictions, aller jusqu’au bout, se donner les moyens de le faire pour ne pas regretter. Cela peu retomber comme un soufflet, s’arrêter,  mais au moins on sera allé jusqu’au bout, on l’aura fait  et on se sera fait plaisir aussi.
Voilà ma devise !

Elisabeth – Merci Nathalie pour ton témoignage autour de la mosaïque !

Nathalie – Merci Elisabeth de m’avoir permis de m’exprimer sur ma passion et j’espère que cela fera son petit chemin.

Site de nathalie VOLPI
Contact : TALI Mosaïque – Faïences anciennes – Déco
34000 MONTPELLIER Tél. 06 03 02 32 20
Email : mosaique.tali@gmail.com

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